Les identifications

 

 

Parmi les illusions qui nous aveuglent et nous empêche d'avancer, l’identification à tout ce que nous ne sommes pas est un obstacle de taille.

 

Il n’est donc nullement étonnant que, de mille manière, les textes provenant de toutes les cultures et de toutes les religions nous encourage à renoncer à nos identifications. Car l'homme s'identifie d'abord à son mental, à sa mémoire, puis à son corps, son sexe, son statut dans la société, à sa nationalité, à son groupe. Il va jusqu'à englober dans son ego surdimensionné ses possessions matériels, ses acquis professionnels, ses connaissances et son degré de richesse.


Lorsque les diverse tradition nous enjoignent au renoncement, cela ne signifie pas, à mon sens, qu'il faille forcément distribuer ses avoirs, se dépouiller de ses beaux vêtements, arrêter notre activité "bien payée" etc. mais il s'agit plutôt de casser notre identifications à tout cela. Car la destruction de l'objet de nos identifications serait absurde et conduirait d'ailleurs également à la destruction du corps, ce qui serait contraire à la raison même de notre venue ici bas.


Simplifions encore, il suffirait en fait de casser notre identification au mental, car c'est le mental qui règne en maître de notre ego.

 

Il s'agit donc de comprendre en profondeur que ce qui nous permets de nous considérer comme uniques, particuliers. Ce que nous entendons quand nous disons "moi/je" n'a rien à voir avec notre mémoire, notre statut dans la société ou notre apparence. Autrement dit nous existons indépendamment de ce que nous avons, de ce que nous avons été ou que nous avons l'air d'être.


Nous sommes comme des acteurs qui endossent un costume et un rôle.


Lorsque nous nous identifions à une personnage de roman, nous souffrons et sommes heureux au travers les péripéties imaginées par l'écrivains, mais cela ne change rien à notre état (heureux ou triste) lorsque nous reposons le livre.


Donc de la même manière que lorsque nous refermons le livre, nous avons besoin de quelques minutes pour redevenir nous même et laisser le héros de l'histoire à sa vie faite d'encre et de papier, nous devons le plus fréquemment possible casser l'identification constante avec le rôle, et l'apparence que nous devons incarné dans la grande comédie de la vie et de la mort. Souvenons nous alors que nous sommes uniquement lumière. joie et amour, pale reflet du Divin certes, mais de même nature.

 

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