Propriété ou jouissance

 

Un grand nombre d'entre nous ressentent le besoin de posséder ce à quoi ils tiennent.

 

Ce besoin d'être propriétaire est la source de grandes souffrances , de déception profonde, de désirs jamais assagis, de frustrations continues. Il est à la cause de tous les conflits et de la plupart des maux de notre société.

 

Et pourtant il s'agit d'une illusion, d'une création collective de notre mental, basée à la fois sur l’identification à ce que nous ne sommes pas et à la fausse perception du temps issu d'une mauvaise interprétation de notre mémoire. (voir page précédente)

 

Ce puissant désir d'être propriétaire n'est pas limité aux objets, aux biens immobiliers, à la matière mais englobe aussi les personnes. Qui n'a souhaité posséder l'être aimé....  

 

Il est pourtant évident que l'on est jamais vraiment le propriétaire, ni des objet et encore moins des personnes.

 

Tout au plus avons nous dans un éternel présent la jouissance des fruits de notre travail, que nous n'apprécierons d'ailleurs vraiment que si nous avons accompli le dit travail dans la joie et que le fruit n'en est que le bonus. (Le chemin importe plus que le but).

 

Quand aux relations humaines, nous jouissons de l'harmonie qui s'instaure sur les plan physique, émotionnel et mental avec une personne dont la qualité de vibration s'accorde avec la nôtre faisant naître un amour sincère ou une profonde amitié dans un éternel présent.

 

Jouissons en de manière absolue dans l'éternité de la dimension présente. Inutile de nous poser des questions sur la continuité, nous songeons là à ce qui n'existe pas dans le présent. Notre inquiétude jette une ombre sur la beauté du moment et tendra à faire germer ce que nous redoutons le plus.

 

Les changements sont inéluctables, mais à quoi bon nous en inquiéter, les fruits délicieux feront peut être place à quelques épines, mais aussi à d'autres moments agréables. Si nous dégustons chaque seconde pour elle même, en dehors du contexte "présent/futur", pourquoi notre vie ne serait elle pas une suite d’expériences intéressantes, le plus souvent plaisantes.

 

La jouissance d'un objet est absolue dans le présent éternel mais nous ne possédons rien à jamais; dans le meilleur des cas nous serons séparé objets matériels par la mort. (Il peut en aller autrement de l’âme des être qui nous tiennent à cœur, pour autant que nous ayons su nous soustraire à la dimension temporelle de l’amour, ceci pourrait toutefois être le sujet d’un autre propos et est hors sujet)

 

Nous n'essayons pas de briser le moral de nos lecteur mais de leur démontrer qu'il n'y a pas de différence entre le propriétaire d'une magnifique maison dans un cadre idyllique et son locataire. La dit locataire jouira, au présent, de ce cadre de la même manière que celui qui en serait propriétaire, et ce dernier n'a pas plus que le locataire de garantie de durée. (Même avant la mort de son propriétaire, la maison peut brûler, être emportée par les flot ou le propriétaire pourrait ne plus être en mesure d’en profiter)

 

Autrement dit la joie absolue est comme l'eau d'une rivière cristalline que nous n'arrivons pas à stopper avec nos main, mais ce n'est pas parce que nous ne retenons pas l'eau qui nous apporte tant de joie, que celle ci ne continue pas à couler.

 

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PS : réflexion sur l’art photographique : Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais…